Laetitia
Tous mes voeux…de travail

Par Laetitia, le 05 janvier 2011

Meilleurs voeux !

Google insight c’est formidable. Vous connaissez ? pour expliquer rapidement, il s’agit d’un service qui permet de savoir ce que les gens cherchent dans Google, dans le monde et par pays et puis par région aussi. Bref pour moi c’est une petite drogue saine, j’y vais de temps en temps voir un peu “l’état de la recherche” de mes concitoyens, c’est toujours très instructif, parfois drôle ou douloureux, mais c’est une bonne météo sociétale. Pour justifier le terme sûrement trop fort (mais j’assume) de “météo sociétale”, je rappelle que le premier usage des internautes en France est la recherche d’information et qu’aux dernières nouvelles 91% du search se faisait via Google.

Me voilà donc sur le site, prendre ma dose de “qu’est ce qu’on cherche en ce moment ?”, question qui, à l’heure des bonnes résolutions, des crises de foie et des promesses de bonheur, titillait particulièrement ma curiosité. Je me suis donc concentrée sur les recherches en progression ces 7 derniers jours en France. Et voici ce que j’ai trouvé…
Google tendances des recherches

Bon alors sur le premier item “lowest air fare”, mystère et boule de gomme, comme disent les anciens. Il semblerait que ce soit l’erreur qui s’est glissée dans ce joli podium, à moins que les français soient devenus parfaitement bilingues en 2011. Pour le reste, vous avouerez que c’est assez éloquent. Les français sont attachés aux voeux de fin d’année (et je suis certaine que vos boîtes mail peuvent, elles aussi, en témoigner). Mais bon, visiblement ils veulent faire ça bien, puisqu’ils font des recherches sur la question. Quête d’inspiration ? envie d’innover ? de voir si vraiment il n’y a pas mieux que leurs supers voeux à eux ?… Toutes les interprétations sont permises, c’est ça qui est chouette.
Ce qui fait mal, vous l’aurez noté, c’est le deuxième item dominant, qui flirte avec le précédent. Tous nos voeux, un peu surannés et dont souvent l’optimisme confine à l’acharnement thérapeutique, sont rattrapés par une réalité bien contemporaine, beaucoup moins folichonne. En ce début 2011, les mots tendance c’est “Assedic” et “Pole emploi”. Ce qui d’ailleurs entre en cohérence avec les résultats d’une enquête publiée dimanche dernier dans le JDD qui révèle que 81% des Français déclarent que le chômage est leur principale préoccupation pour 2011.
Pour finir sur ce petit tableau, je me trouve bien déconcertée par le dernier item… Quête d’exotisme ? Sens de l’humour à la française ? Recherche de moyens de locomotion alternatifs ?… là si on veut rire on peut vraiment s’imaginer n’importe quoi, mais si on vérifie on s’aperçoit que dromadaire.com est un site de cartes de voeux (tout cela est donc très cohérent vous en conviendrez).

Alors voilà, moi cette année j’ai décidé de souhaiter que, pour tous ceux qui la vivent, avec ou sans dromadaire, la traversée du désert s’arrête.

Que la vie soit légère, devienne plus simple et plus douce… Et que l’on constate une nette progression des recherches sur les mots “voyages” “fête” “humour” et “Pot au feu “

Bonne route

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Karine
Foursquare… Huons le “Maire”!!

Par Karine, le 06 décembre 2010

Les services de géolocalisation sont très en vogue en ce moment. Certains sont même assez prometteurs mais la plupart sont toujours à un stade que je qualifierais d'assez expérimental, du moins en termes d'usages.

Prenons l'exemple de Foursquare. J'ai de plus en plus l'impression que bien que Foursquare n'arrête pas de grandir, son utilité ne cesse de diminuer. Pourquoi ? Tout simplement parce que la racine du problème est en même temps la seule source de valeur du service : les utilisateurs.

foursquare

Pour de nombreux services internet, la logique est la même : plus un service dispose d'utilisateurs et plus ceux-ci sont actifs, alors plus la valeur de celui-ci augmente.

Sur Foursquare, on pourrait donc penser que les utilisateurs qui participent de manière assez fréquente et qui par conséquent détiennent un ou plusieurs « Mayorships », sont les plus importants. Et ce n'est pas faux… dans une certaine mesure.

Il existe deux types d'utilisateurs ayant une importance supérieure à la moyenne sur Foursquare : les « Mayors » et les « Super-Users ».

Tout le monde connait ces « Mayors » qui obtiennent leur « statut » en effectuant des « check-ins » fréquents dans un même lieu. Alors pendant que vous vous battez avec vos collègues de bureau pour le « Mayorship » de votre lieu de travail, il faut reconnaître que les utilisateurs ne font pas toujours la même chose avec les boutiques, restaurants ou autre. La participation des utilisateurs doit être dirigée vers des objectifs précis ou vers une certaine signification, et c'est là que l'on se demande : A quoi cela sert-il d'être « Mayor » ?

Les « Super-Users » sont un peu moins populaires… Mais c'est sur eux que repose tout le fonctionnement à long terme d'un service comme Foursquare. Ce sont des utilisateurs qui sont très actifs et qui gagnent leur statut suite à une attribution donnée par les équipes de gestion de Foursquare qui les trient au volet en backoffice. Ces utilisateurs sont généralement des personnes qui ont « check-in » dans un nombre important de lieux et qui ont passé du temps à créer de nouveaux lieux. Ce sont eux qui jouent un rôle important et qui participent de manière active à l'évolution du service en rectifiant des informations sur un lieu, en fusionnant des lieux qui existent en double, en fermant des « faux » lieux etc… En d'autres termes, ce sont ces « Super-Users » qui ont la capacité de changer la donne, d'impacter l'expérience utilisateur grâce à leur gestion de l'information et à la création de contenus.

En fait, l'utilité de Foursquare a diminué parce que trop de gens essaient coûte que coûte de devenir « Mayor », en créant une myriade de lieux complètement inutiles. Avez-vous récemment essayé de « check in » dans un aéroport par exemple? La liste d'options est juste interminable tout simplement parce que les utilisateurs s'amusent à créer trop de « sous-locations » complètement inutiles.

Il faudrait que Foursquare permette à un plus grand nombre de personnes de devenir « Super-Users » pour éviter que le service ne se noie dans une quantité d'informations inutiles et fausses et qu'il devienne victime de son propre succès. Apparemment, de nombreux utilisateurs seraient prêts à faire du bénévolat… A bon entendeur salut!

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Laetitia
Social gaming au Social Media Club : quand le jeu en vaut la chandelle

Par Laetitia, le 04 novembre 2010

Hier soir le Social Media Club organisait une table ronde sur la thématique du social gaming. Et c'était vraiment passionnant. Moi qui ne suis ni geek ni particulièrement gameuse (quoi que j'ai beaucoup joué à la Canasta avec ma grand mère entre 6 et 8 ans mais je ne sais pas si ça compte ;-) , je ne me suis pas sentie hors jeu du tout (haha). L'idée était de parler mécaniques du succès d'un jeu ; audience ; investissement ; business ; opportunités pour une marque/une entreprise. Chaque intervenant, acteur du social gaming a pu développer sa vision, et ce de manière très complémentaire, ce qui au final donnait un contenu complet et riche. Je ne vais pas ici vous faire un compte rendu exhaustif (aussi fastidieux à lire qu'à faire on est d'accord), mais plutôt vous livrer ce que j'en ai retenu.

Qui dit social gaming dit Facebook gaming

Là dessus tout le monde autour de la table était d'accord, mais on peut dire que c'est Thomas Jestin, co-fondateur de KRDS (la société de référence en France concernant les applications Facebook), qui a bien mis les points sur les i. « Un jeu doit être appuyé sur un réseau social et quand on dit réseau social aujourd'hui c'est Facebook. Faut arrêter de parler des autres, parce que l'audience de masse c'est Facebook ». Bon c'est vrai quoi, arrêtons de faire les idiots ! Tout le monde connaît les chiffres d'audience phénoménaux de Facebook mais il y en a un que je n'avais pas en tête et qui enfonce le clou : 50 % des gens qui se connectent à Facebook n'y vont que pour jouer. Et vlan. Pour être tout à fait juste, Thomas a nuancé le propos en disant que votre jeu peut, si il veut, ne pas être hébergé sur Facebook mais dans ce cas doit être FACEBOOK CONNECTE. Voilà, ça c'est clair. Il n'en demeure pas moins que, comme le soulignait Thomas, on a passé un certain âge d'or où il suffisait de créer un jeu enthousiasmant sur Facebook pour faire un carton. Il conviendra donc aussi de ne pas oublier d'acheter une base d'utilisateurs (en d'autres termes, soutenir le lancement du jeu par un plan promo conséquent) afin de mettre toutes les chances de son côté.

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Jennyfer
4 questions à Olivier Ferrand, Président de la fondation Terra Nova

Par Jennyfer, le 29 octobre 2010

Connaissez-vous Terra Nova ? Le dernier-né des "think tanks" français, qui se définit comme une "Fondation progressiste", publiait il y a deux ans de cela son premier rapport sur la modernisation de la vie politique. Un rapport qui analysait dans le détail la campagne américaine de 2008 — tout particulièrement celle d'Obama — et en tirait un certain nombre de conclusions pour la vie politique française.

Inutile de dire que nous nous sommes intéressés de près à ces travaux qui, s'ils sont une leçon pour la vie politique, constituent également une réflexion plus globale sur le web, la mobilisation des publics, et le lien entre le numérique et la réalité du terrain… Mais deux ans après, où en est-on ?

Nous avons eu l'occasion de bavarder avec Olivier Ferrand, le Président de Terra Nova, qui a gentiment accepté de répondre à nos questions. Nous l'en remercions et vous invitons à découvrir ses réponses :

4 questions à Olivier Ferrand, Président de Terra Nova

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Elodie
YouTube entre au Guggenheim

Par Elodie, le 27 octobre 2010

Après avoir proposé au monde entier le 24 juillet dernier de devenir metteur en scène associé – aux côtés de Ridley Scott s'il vous plaît -, du film Life in a Day, un documentaire entièrement généré par les utilisateurs de YouTube, la plate-forme de partage de vidéos récidive en s'associant au musée Guggenheim.

Art et web, un pari impossible ? YouTube Play semble pourtant parfaitement relever le défi. Proclamée Biennale de la Vidéo Créative, l'opération, dont l’objectif affiché est de dénicher des vidéos différentes, “pas d’aujourd’hui, mais de demain”, a réuni un jury d'artistes qu'on ne qualifiera pas. Leurs noms parlent d'eux-mêmes. Au tableau d'honneur : Animal Collective, Takashi Murakami et Apichatpong Weerasethakul – Palme d'or Cannes 2010 – entre autres.

Sur plus de 23 000 candidatures, 25 heureux lauréats – dont un Français – ont été officiellement récompensés à New York la semaine dernière. Leurs vidéos, consultables ici, ont été exposées au public dans les musées Guggenheim de New York, Bilbao, Venise et Berlin, le week-end dernier.

23.45.34

Dans la même veine et pour mémoire, le très estimé Vimeo lançait en juin dernier son Vimeo Festival + Awards afin de récompenser les meilleures créations vidéo de sa communauté d’utilisateurs.

L'art-vidéo amateur semble décidément tendance…

A quand une déclinaison photographique par Flickr ?

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Jennyfer
Mondial de foot 2010, tous engagés (on et off line) !

Par Jennyfer, le 25 juin 2010
Droit au but

source OIT

« Droit au but », « 1But », « Carton rouge »… ne vous y trompez pas ce ne sont pas les derniers souffles de supporters en déroute devant leur équipe nationale !

Si la Coupe du monde est le rendez-vous des spots publicitaires des géants de l'équipement sportif et des champions du fast-food, c'est aussi une vitrine exceptionnelle pour de nombreuses ONG et institutions engagées.

Le foot c'est « le collectif avant tout » (paraît-il…). La Coupe du monde est donc l'occasion de rassembler la communauté internationale autour de grandes causes caritatives. Interpeller, dénoncer, mobiliser… au service de chaque cause un message, au service de chaque cause une campagne imaginée. Vidéos, affiches, évènements… tout est bon pour rappeler à chacun ses responsabilités.

footballeur "droit au but"

source OIT

Quelques jours avant le coup d'envoi de la Coupe du monde, l'OIT (Organisation internationale du travail) a lancé la campagne « Droit au but : éliminons le travail des enfants », à l'occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants. Aujourd'hui « 215 millions d'enfants sont au travail pour leur survie. L'éducation et le jeu sont un luxe pour eux » (Juan Somavia, Directeur général du Bureau international du travail). La FIFA s'est associée à l'initiative « Carton rouge au travail des enfants ». Des stars du football ont posé brandissant un carton rouge à la main pour apporter leur soutien, dont Robson de Souza (Robinho pour les amateurs du ballon rond), membre de l'équipe brésilienne (pour les non amateurs).

Dans le même esprit… et pour une cause voisine, la campagne mondiale pour l'éducation, « 1BUT », interpelle les dirigeants mondiaux sur leurs engagements pour 2015 dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le développement (des Nations Unies). L'initiative est soutenue par tout l'univers du football, footballeurs, supporters, des organisations de la société civile, des entreprises… La Reine Rania Al-Abdullah la co-préside. Cette campagne rappelle à chaque instant que 72 millions d'enfants sont privés de toute chance d'aller à l'école. Des personnalités se prêtent au jeu de la photo… et une nouvelle fois Thierry Henry fait usage de sa main (pour la bonne cause !).

1But

capture d'image du site www.join1goal.org


Brothersforlife

bannière de la campagne "Brothers for life"

Le mondial du foot est également l'occasion de mettre les projecteurs sur l'Afrique australe et de sensibiliser la population locale et le monde entier au fléau du VIH. Conçue par l'ONG Johns Hopkins Health and Education, la campagne médiatique « Brothers for life » (« Frères pour la vie ») sensibilise les hommes de la région. Elle s'attaque également à la violence sexuelle contre les femmes. Une série de messages publicitaires sont diffusés pendant la Coupe du monde. Elle rassemble de nombreuses personnalités du monde sportif telles le footballeur sud-africain Teko Modise, le capitaine de l'équipe sud-africaine de rugby John Smit ou bien encore Patrice Evra et Lionel Messi (respectivement, pour les non initiés, du Manchester United et du FC Barcelone).

Enfin, Greenpeace n'a pas raté l'actualité pour porter au grand jour l'un de ses combats historiques, celui de la déforestation.
La déforestation détruit toutes les 2 secondes une superficie de forêt équivalente à un terrain de football…

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Valérie
A Small World, bienvenue chez les Happy Few

Par Valérie, le 18 juin 2010

L'expérience fut si forte qu'il m'aura bien fallu 3 mois avant de pouvoir en parler…Mais, le temps est venu, je crois, de vous raconter ma folle journée du 20 mars…


A Small World


Le 20 mars, donc, tel Jack, j'ai eu 24h chrono pour pénétrer le cercle si fermé de ASW (A Small World, le réseau social des happy few)…

Frénétiquement je me suis donc connectée grâce aux codes d'un ami d'un ami d'un ami d'un ami…

Et là, stupeur : aucune trace de Brad, mais un réseau social somme toute assez classique : un réseau d'amis, une messagerie, des alertes « birthday »…

Au-delà, quelques fonctionnalités intéressantes :

- des cityguides (super utiles si tu cherches une villa à St Barth pour l'été),

- un espace de troc et d'échange de yachts et autres objets du quotidien, leboncoin du riche pour faire simple

- des forums (business, tourisme…) non modérés, mais, pas franchement besoin, on est entre gens bien


Le tout égayé par de classieux bandeaux de pub : palace, diamants, voiture à 100 000 boules… Facile quoi !


Et on fait comment pour faire partie de ASW ? Alors là, rien de plus obscure, il faut être coopté par un membre superactif sur la base de critères non explicités… De toute façon, avec 300 000 membres, ASW se déclare au complet…

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Marie-Laurence
Madonna avant / après Photoshop

Par Marie-Laurence, le 04 juin 2010

Tout aurait commencé par une fuite de photos non retouchées lors d’une campagne pour Louis Vuitton en 2008… Pour celles et ceux qui rêveraient encore de ressembler aux égéries de magazine, la crème de beauté Photoshop fait des miracles !

Madonna photoshop

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Maxime
Les juniors à la conquête de Foursquare

Par Maxime, le 02 juin 2010

Quand Louis Vuitton investit Foursquare outre-manche c'est toute la twittosphère française qui se pâme. Effet papillon. Plus sérieusement à quoi sert FourSquare ? Disons-le clairement : l'application pour mobile est d'ores et déjà d'utilité publique.

Dans la com, FourSquare est le nouvel outil de reconnaissance pour stagiaire ou apprenti. Foursquare a intégré la panoplie du Junior in, le-seul-le-vrai, celui qui travaille activement à son avenir. L'espace d'un instant, il suscite l'admiration, la peur, l'incompréhension, l'engouement des collègues (un peu ou beaucoup) plus vieux pour qui le « web 2.0 », expression paléolithique, avait déjà fait l'objet d'un douloureux apprentissage (« tu sais, sur Internet tu perds le contrôle de ton message »). Durant ces minutes, il est extra-ordinaire…

Avec Foursquare, il suffit de quelques clics bien sentis, quelques bons “check-in” pour devenir quelqu'un : être le mayor ! Sachez reconnaître la DIF (Dilatation Intérieure de la Fierté) du stagiaire/junior/esclave qui vient enfin de conquérir une nouvelle citadelle à la force de son poignet. Il faut avoir vu la rage, cette bave qui lui monte aux lèvres quand on lui apprend sa destitution par son homologue geek du quatrième étage. Celui qui n'est rien dans l'organigramme des agences par temps de crise en devient un représentant à part entière – et le plus tendance. Foursquare, nouveau tremplin pour Rastignac ? N'exagérons pas. Seulement l'impression de faire partie de quelque chose, d'appartenir à une communauté d'élus. Foursquare est au marketing mobile ce que le Parti était à la Révolution. Tutoyer les plus grands experts du géomarketing et du buzz pour adolescents… Quelle récompense !

Revers de la médaille ? Foursquare a tout de la néopointeuse. Le check-in compulsif, nécessaire habitude monomaniaque de celui qui veut rester le Federer Söderling de la géolocalisation, a sa contrepartie : être flicable à tout moment… DRH, manager apprenez vous aussi à utiliser ce magnifique outil d'optimisation du temps de travail de votre main d'œuvre. Répétons-le, Foursquare est déjà d'utilité publique.

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Elodie
Quand la basse couture s'adonne à l’inspiration “libre” en 2010, ça donne ça

Par Elodie, le 24 mai 2010

Il y a deux jours, je découvre sur le blog de Betty un article au titre intrigant : "Zara, we have a problem".

Pour ceux qui ne la connaîtraient pas, Betty, qui officie depuis un bon moment déjà (3 ans pour être précise), est ce qu'on pourrait appeler une blogueuse "street-style" ou "self-style" puisque la demoiselle offre chaque jour un aperçu de ses looks, divers et variés. Look de jour, look de nuit, look casual ou sophistiqué, look pas cher ou dispendieux, bref, chez Betty, il y en a pour tous les goûts ! Les photos sont sublimes et impressionnantes de technique, l'auteur pourrait être mannequin et l'allure générale (du blog comme de sa créatrice) globalement plutôt audacieuse.

Régulièrement classée dans les "best blogs ever" de la presse féminine, cf ici, Betty n'a pas changé de cap depuis 3 ans. Je ne connais pas la jeune fille personnellement mais je la suis régulièrement et au fil des mois, il me semble que sa simplicité teintée d'un zeste de folie (vestimentaire of course, je ne me permettrais pas de dépasser ce cadre de pensée) est toujours là et bien là. Ce qui a changé depuis les débuts, c'est certainement l'affluence / l'influence. La communauté de Betty, c'est quand même plus de 32 000 fans sur Facebook, 10 000 followers sur Twitter et des centaines de commentaires à chaque billet posté. Bref, Betty est un peu une star de la blogosphère mode…

Et qui dit star, dit convoitises manifestement puisque voilà que la charmante Betty semble avoir été copiée dans les grandes largeurs par le géant espagnol Zara himself ! Les deux photos ci-dessous sont éloquentes (je précise que la photo originale de Betty sirotant son soda a été postée sur son blog le 27 juillet 2009 et que le tee-shirt est en vente chez Zara en ce moment même)…










Alors évidemment, ce n'est pas un scoop, Zara, Mango H&M et autres ont fait leur beurre en copiant, pas trop mal il faut le reconnaître, tout et tout le monde depuis des années. Il y a quelques temps, je rédigeais mon mémoire de fin d'études qui avait pour objet la démocratisation de la mode précisément et m'étais intéressée de (relativement) près à ces enseignes. Leur stratégie à l'époque était limpide : proposer un modèle ostensiblement inspiré d'un créateur, en faire de manière logique un best-seller et le reproduire rapidement en cas de succès phénoménal. En 2004, Zara produisait ainsi une blouse noire "inspirée" de la collection de Tom Ford pour Yves Saint Laurent et en inondait son réseau. Très vite, le modèle était épuisé, les clientes se battaient presque et Zara, grâce à son circuit de production très court, reproduisait le modèle en un tour de main. Ces magasins, ces Zara et assimilés, incarnent définitivement l'esprit de la démocratisation de la mode, contre une mode élitiste. Le vêtement y est désacralisé, la mode dédramatisée. Le luxe et la grande distribution peuvent enfin faire bon ménage. Youpi…

Ce qui est plutôt neuf, en revanche, c'est la cible de l’affaire. Jusqu'à présent, ce sont Saint Laurent, Dior (petite digression : qui peut bien encore adorer Dior ?), voire d'autres marques moins inaccessibles type Agnès B., ou A.P.C. qui étaient copiées. Aujourd'hui, c'est donc une blogueuse, certes influente – mais qui, d'après ce que je sais, ne vit pas de sa passion précisément – à qui on "emprunte" sans contre-partie une certaine vision de la mode. Sur le principe, je suis scandalisée.

Alors, certes, au global, les tendances viennent la plupart du temps des individus eux-mêmes. Il semble donc logique et certainement même inéluctable que les stylistes s'inspirent de la rue. Les couturiers n'inventent plus la mode, c'est un euphémisme. Il serait peut-être exact de considérer que loin même d'en être les inspirateurs, ils en soient finalement de simples interprètes. Le sociologue Guillaume Erner dans son génial "Victimes de la mode ? Comment on la crée, pourquoi on la suit" exprimait une idée qui me semblait très juste, en ces termes : "Les véritables fashion victims ne sont pas celles auxquelles on pense : les couturiers comptent probablement parmi les premières victimes de la mode".

Au final, on ne peut que regretter ce qui deviendra certainement un cas d'école. Car aujourd'hui, manifestement, c'est Betty la victime. Et la marque dont il est question écorche salement la notion de création au passage.

Heureusement, d'autres – on pense à André bien sûr et à sa collection "Quand les blogueuses s'en mêlent" – jouent le jeu du web et engagent de VRAIES collaborations avec les blogueuses mode.

@ Zara, une idée à copier peut-être ?

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